il y a 1 mois par Stéphane Cazat
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TEST FULCRUM MINIBOT 1.0 , la mini imprimante 3D pour Enfants

MA NOTE: 3/5

Quand une technologie vient à être proposée pour les plus jeunes, c’est un signe de sa démocratisation. Est-ce au tour de l’impression 3D d’arriver entre toutes les mains ? C’est en tout cas le créneau choisi par Fulcrum qui propose avec sa MiniBot 1.0 une imprimante petit format à vocation éducative.

J’ai eu l’an passé l’occasion de tester un des premiers modèles d’imprimante 3D pensés pour les enfants avec la Creality CR100. J’avais été convaincu de l’intérêt de ce type de produit en voyant les yeux émerveillés de l’enfant à qui il avait été offert par la suite et qui a appris avec son père cet univers.

Il y a portant que peu d’offre sur ce segment de l’imprimante 3D éducative. Il y a Creality avec la CR100 (mon test), EasyThreed avec la NANO ET4000, IUSE avec sa IUSE mini.

Les imprimantes 3D enfant du marché
Les imprimantes 3D enfant du marché

Certes, déjà à l’époque de mon test de la CR100, se posait la question de pourquoi ne pas directement orienter vers un modèle d’adulte, pas beaucoup plus cher au final et bien plus polyvalent.
La réponse est simple : la sécurité et compacité.
Même s’il y a toujours des moteurs et une buse chauffante, ces mini imprimantes 3D essayent de limiter les risques en englobant le maximum de composant et en fermant l’espace. Dans tous les cas, je déconseille de les laisser utiliser de manière autonome à une population trop jeune. La supervision d’un adulte sera nécessaire.

Et avantage en regard des modèles plus adultes, ces mini imprimantes 3D ne prennent que peu de place.

Le test vidéo

En complément de ce test écrit, je vous propose de découvrir en vidéo la Fulcrum MiniBot sur la chaîne Youtube Planète Numérique.

Quasi prêt à l’emploi

Si le look de la Creality CR100 était celui d’un camion Jouet, celui de la MiniBot 1.0 est plus universel

C’est un modèle caisson de 21 * 21 * 22 cm, soit la largeur d’une feuille de papier.

Un petit gabarit
Un petit gabarit

L’imprimante Fulcrum est livrée avec une alimentation externe 24V, 2.5 Ah, une bobine de filament blanc de 200 grammes, une carte MicroSD et un manuel.

Elle est déjà assemblée à 99%. Le fabricant ne demande qu’à fixer le support de bobine et un passe câble qui maintient le tube téflon et le câble de pilotage de la tête d’impression. Ce dernier utilise une connectique type série avec objectif de mieux protéger l’accès à la partie électrique.

J’aurai aimé disposer d’une spatule, d’un lecteur de carte MicroSD et d’une meilleure documentation. Pour un modèle qui vise les plus jeunes et les débutants, le manuel en anglais ne va pas assez dans le détail.
La carte mémoire propose quelques fichiers GCODE tests créés par Simplify 3D et des programmes Slicer dont CURA mais ne détaille pas la configuration de ce dernier.

Contacté à ce sujet, FULCRUM m’a indiqué avoir pris ce point en compte. Le nouveau manuel comprendra 7 langues et la carte un contenu plus complet avec des documentation pour CURA.

Je partagerais les fichiers avec vous si vous veniez à avoir ma version.

Une conception sérieuse

La MINIBOT 1.0 est une imprimante 3D de type coreXY qui n’a rien de moins qu’un modèle standard en conception.

La tête se déplace sur les deux axes X et Y
La tête se déplace sur les deux axes X et Y

La tête bouge sur l’axe des Y et des X sur le plateau sur l’axe des Z.

Le plateau monte et descend
Le plateau monte et descend

Cette technologie est celle des imprimantes 3D Flying Bear 4S ou encore QIDI X-MAKER de la que j’ai récemment testées.

L’imprimante se présente sous la forme d’un caisson avec des vitres latérales transparentes et amovibles.

La taille maximale d’impression est très limitée. Elle est seulement de 75* 70 * 70 mm ce qui ne rends pas envisageable en dehors de cet aspect découverte ou impression de petites pièces. Creality fait mieux avec 10 *10 * 8 cm sur sa CR100.

Les fenêtres latérales s'ouvrent
Les fenêtres latérales s’ouvrent

L’interrupteur, le lecteur de carte MicroSD et un port USB sont situés sur la droite.

La connectique
La connectique

Le support de filament permet de recevoir des bobines de 200 grammes. Le fil se place dans l’extrudeur qui l’envoie via le tube téflon vers la tête.

Le support bobine
Le support bobine

La FULCRUM Minibot propose un petit écran tactile 2,4 Pouces en façade. Il est incliné ce qui facilite la lecture mais il y a un risque d’appuyer par mégarde en entrant la main dans l’imprimante.

Le firmware est complet
Le firmware est complet

Les possibilités du firmware sont riches avec de nombreux choix comme vous pouvez le voir dans ma vidéo de test de la Minibot.

De fait, cette richesse vient de la carte mère/écran intégrée par Fulcrum. Il s’agit d’une carte Makerbase MKS Robin Mini, assez proche de celles qui équipent la Flsun Q5 et la Flyng Bear Ghost 4S qui, elle, tournent avec une version Nano.

L’avantage de cette carte est d’être performante, bien suivie, évolutive et peu chère. Le firmware peut être modifié y compris pour supporter une fonction WIFI. Il faut ajouter sur la carte mère un petit composant MKS TFT WiFi Module esp8266 que l’on trouve en import autour de 5€.
J’ai prévu de faire cette modification.

La carte MKS Robin mini
La carte MKS Robin mini
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Un support plateau magnétique

J’ai fait plusieurs impressions tests et galéré pour ôter les pièces avant que de m’apercevoir qu’un support amovible aimanté est placé sur le plateau.

Le plateau a une surface magnétique amovible et souple
Le plateau a une surface magnétique amovible et souple

Il permet de décoller facilement ses impressions en dehors de l’imprimante par une torsion. C’est pratique et sécurisé. L’imprimante s’utilise avec du filament PLA de différente composition si possible en petites bobines. La qualité des impressions est acceptable sans égaler ce qu’il est possible de faire avec une imprimante plus imposante.

J’ai eu à la mise en service des difficultés à niveler le lit de l’imprimante en raison de ressorts pas assez ajustables et un mauvais positionnement par défaut du point d’arrêt sur l’axe Z. Cela faisait frotter la tête avec un fort écrasement des premières couches.

J’ai contacté Fulcrum et eu l’information que le problème a été confirmé et que les ressorts seraient maintenant changés sur les nouvelles productions. Ce seront des 6*8*12 mm.
Ils m’ont aussi donné le moyen de changer le point d’arrêt du plateau haut de manière logicielle en changeant un paramètre dans le firmware. Quand j’aurais validé la modification, je vous la documenterais en fin de ce test.

Les fichiers modèles GCODE sur la carte mémoire permettent de s’assurer que tout fonctionne. Comme le fabricant ne donne pas de prévisualisation, c’est une impression en aveugle que vous lancerez qui dure généralement plusieurs heures. Imprimez le fichier Apple_box pour obtenir la pomme que vous voyez sur mes images/vidéo.

Rapidement, vous allez rechercher à imprimer vos propres modèles. Vous pouvez en télécharger gratuitement sur les sites Thinksverse, CULTS 3D, My Mini Factory, Youmagine ou encore Pinshape. Il y a des milliers de fichiers compatibles en taille après éventuelle réduction avec la petite MiniBot.

CURA reste le Slicer que que je recommande d’utiliser. Il est gratuit et performant. vous devrez ici créer une nouvelle imprimante avec surface d’impression de 75* 70 * 70 mm.

L'interface de CURA
L’interface de CURA

Niveau finesse d’impression, il faut viser le profil Normal (0,15 mm) ou DRAFT (0.2 mm) et surtout descendre la vitesse à 30 mm/s. L’imprimante est indiquée comme pouvant imprimer entre 30 et 60 mm mais je vous recommande la fourchette basse pour commencer sous peine d’avoir des résultats décevants.

Quelques impressions possibles

Beaucoup de petits jouets ou figurine que vous allez télécharger exigent la génération de support. Il ne faut pas se fier aux photos de sites qui éludent cette partie technique commune à toutes les imprimantes 3D. Vous apprendrez de vos échecs.

Pour beaucoup d'impressions 3D,la création de support est obligatoire
Pour beaucoup d’impressions 3D,la création de support est obligatoire

Une vitesse faible sera d’autant plus nécessaire que cette imprimante 3D enfant Fulcrum Minibot 1.0 est assez bruyante. Ses deux ventilateurs sont bien présents et deviennent rapidement gênants. Avec le déplacement des bras lors de l’impression, cela devient rapidement entêtant.

Elle est heureusement facilement transportable dans un endroit isolé au besoin.

Faire évoluer sa mini imprimante 3D

Je vais continuer à faire évoluer cet article de test de la Fulcrum Minibot notamment côté firmware et aussi via vos questions ou réactions.

Si vous avez envie que je teste une impression d’une petite pièce, indiquez-moi le lien via le forum.

Le tarif de lancement cette mini imprimante 3D est autour de 130€ au mieux. Pour l’instant, cela reste de l’import Chine mais je vous recommande d’attendre son arrivée prochaine dans les entrepôts Europe si elle venait à vous intéresser.


3/5 MA NOTE
Les forces
Prête à l’usage
Carte mère évolutive
Prix raisonnable
Les faiblesses
Volume d’impression réduit
Problème Ressorts (sur ma version)
Documentation réduite
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Imprimante 3D enfant Imprimante 3D

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