Test Tablette Tactile DVC N10 / Advent Vega II

Test Tablette Tactile DVC N10 / Advent Vega II

ARTICLE PROBABLEMENT OBSOLETE

Je continue mon aventure au pays des tablettes tactiles Android du pays du soleil levant avec cette fois-ci le test d'un modèle « haut de gamme » : la DVC N10. Haut de gamme pour une tablette tactile Chinoise peut sembler antinomique. Enquète ...

Ce que j’écris pour la DVC N10 vaut pour la VEGA II de Advent. L’une et l’autre sont issues de la même usines et elles sont équivalentes.

J’avais reçu pour test cette tablette il y quelques semaines en la laissant de côté.
Pourquoi ce désintérêt ? Les prix de base proposés en import (334.90 €) me paraissaient élevés s’agissant d’un produit Chinois en import direct.

 Une Tablette concurrente de la Acer A200

Puis j’ai eu l’occasion de juger un produit équivalent avec un test de la ACER A200 et il est apparu évident qu’un essai rapide s’imposait pour voir si, a minima pour le même tarif, la prestation de la DVC N10 était supérieure à des tablettes de gamme intermédiaire en France.

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Si il y a encore quelque mois les spécifications de la DVC N10 auraient été haut de gamme, il faut maintenant les considérer comme standards.

La comparaison avec la ACER A200 est valide car on trouve quasi les mêmes caractéristiques matérielles

  • Ecran 10 pouces capacitif
  • 1280 * 800 en résolution
  • Un jeu de circuit Nvidia Tegra II
  • 16 Go de mémoire de stockage
  • 1 giga de mémoire
  • Bluetooth
  • une webcam 1.3 Megapixel
  • Android Honeycomb

La DVC N10 prenant légèrement l’avantage sur le produit ACER de par la disponibilité d’une sortie HDMI.

 Un super flacon

Chinoise en origine, la tablette Android DVC 10 n’a pas les défauts attendus.
Ici la qualité et les matériaux utilisés pour l’assemblage sont excellent.

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La tablette a une coque en matière plastique noire avec des bords très fin.
L’arrière est alvéolé et ses bords sont légèrement arrondis (comme la Acer A200).
J’aime particulièrement.

Légère, la prise en main de la tablette android est agréable.

DVC a mis sur le marché un produit « haut de gamme ». La tablette est fine sans que cela ne pénalise la connectique qui reste complète.

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Une trappe laisse l’accès à un port mini HDMI, un lecteur de carte micro SD ainsi qu’un port mini usb hôte.
Un port micro USB de type esclave est lui constamment disponible. Ce port permet entre autre la charge de la tablette.

La sommet de la machine dispose d’un unique bouton de mise en service.

La partie gauche donne accès à un bouton de gestion du volume et une sortie haut-parleur.

Le tableau technique ne serait pas complet sans parler des deux petits haut-parleurs très discrets situés sur chaque côté de la tablette et une port Docking station.

Une station Dock

Ce sera un plus d’autant qu’il est possible de trouver cet accessoire à un prix raisonnable (entre 25 et 30€ toujours en import).

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Cette base va permettre d’utiliser sa tablette comme un petit ordinateur ou un lecteur multimédia.
Il va être possible de lui raccorder en permanence un clavier, un disque de stockage externe (2 USB), un moniteur externe en HDMI, ...

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 Conçue pour Android Froyo

Un détail attire l’œil en façade de la DVC N10 : trois boutons à affleurement.
Ces boutons s’allument à la mise sous tension conjointement à petit voyant bleu à côté de la webcam frontal.

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Depuis Android 3 (Honeycomb et ICS), les boutons sont virtuels : en bas d’un écran Android, il y aura toujours la possibilité de revenir au menu ou retourner en arrière.

Avoir à la fois des boutons virtuels et physiques n’est en soi par un problème sauf quand ces boutons physiques sont inertes ce qui est le cas de la DVC N10 !
Ils ne servent à rien sinon à vous frustrer.

Cela ne m’a pas plus étonné que cela : il y a encore sur le marché de nombreuses tablettes conçue pour Android 2, c’est-à-dire une version Froyo (Android 2.2) ou Gingerbread (Android 2.3).

Ces modèles ancien peuvent parfois recevoir une version supérieure d’Android de manière officielle (par le fabricant) ou officieux.
Il peut dans ce cas être plus ou moins complet avec par exemple l’absence de gestion de certains aspects matériels (bouton, webcam, accélération graphique, …).

Malheureusement, la DVC N10 entre dans ce second cas. Je ne sais pas d’où vient la version installée sur la machine mais elle présente les symptômes d’un portage non officiel :

  • Pas de reconnaissance des boutons en façade
  • Plantage de l’appareil photo si vous commutez la caméra entre avant et arrière (pour cause car elle n’en possède pas !)
  • Perte de Android Market et application Google sur remise en configuration usine.

 Un portage Honeycomb basique

Rien de remarquable à signaler sur la version Honeycomb préinstallée sur a DVC N10.

Android market (Google Play Store) et le framework google (email, gestion des comptes) est présent mais attention à ne pas faire un retour en configuration usine de votre tablette Android !
Vous perdrez alors ces applicatifs et trouver comment les réinstaller est une gageure car vous ne trouverez ni site officiel, ni forte communauté d’utilisateur. Le seul que j’ai localisé est sur le forum Modaco. Il y a un fil de discussion sur la DVC N10 et sur la tablette ADVENT VEGA V2 qui apparait comme étant un clone (à moins que ce soit l’inverse) de mon appareil.

 Physiquement intelligente

A l’usage, la dalle tactile de la DVC est bien réactive. Elle rappe un peu à la première mise en service mais après quelques heures ce défaut s’estompe.

La résolution est excellente (dalle 1280 * 800), du moins aux derniers standards pour des tailles d’écran 10 pouces.
Par contre la qualité d’image est inférieure à la Acer A200 qui n’est pas déjà pas particulièrement une référence : les couleurs sont plutôt fades et il faut monter en luminosité assez rapidement pour profiter d’un affichage correct au détriment de l’autonomie de la batterie.

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La tablette DVC N10 est équipé avec un circuit Nvidia Tegra II. Ce circuit n’est pas de dernière génération mais il s’est fait un nom dans les tablettes Android et continue à être utilisé sur des produits milieu de gamme.

Un circuit Tegra II offre l’avantage de profiter de jeux optimisés indisponibles pour d’autres processeurs. Rien que pour cette partie ludique, une tablette tactile TegraII est un bon investissement.

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Je n’ai pas été confronté à des problèmes de compatibilité avec les applications téléchargées. Les différents capteurs présents sur l’appareil (accéléromètre, gyroscope) réagissent comme attendu.

Le module Wifi intégré est excellent. j’ai pu m’éloigner de plus de 30 mètres avec deux cloisons sans que le signal décroche.

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J’ai testé la partie Bluetooth en envoyant de la musique sur un Dock audio Pioneer. Il arrive sur certains de mes appareils que le signal soit haché à certains moyen. Ce n’a pas été le cas pour la DVC N10.

 Un vidéo en demi teinte

Les performances de l’appareil sont bonnes et similaires en fait à des produits avec même circuit Tegra II.
Dès lors aucune bonne surprise du côté vidéo HD pour laquelle le circuit Nvidia n’est pas optimisé même avec le logiciel Mx Player et ses drivers spéciaux.

C’est dommage car une tablette tactile est un moyen idéal de lecture de fichier média en balade et elle peut avec une sortie HDMI même être un lecteur multimédia d’appoint.

 Le Flacon sans l’ivresse

En résumé la tablette DVCII est belle, légère et fine. Elle est agréable à manipuler en raison des matériaux utilisés et ce serait un véritable coup de cœur si elle avait un logiciel optimisé.

Je trouve regrettable de ne pas avoir une vrai version d’Android qui puisse valoriser les boutons latéraux ou encore ne pas planter en mode caméra arrière. La perte des applications de synchronisation Google et le Market après une simple remise en configuration usine reste très problématique pour l’utilisateur Lambda.

Honeycomb n’est pas un mauvais OS mais le vouloir à tout prix est ridicule.
Cette tablette avait un sens avec une version 2.2 / 2.3 stable, elle perd en crédibilité avec une Honeycomb non standard et l’absence de perspective est un vrai problème.

Le prix est variable selon les boutiques. HongKongeek propose la N10 à 350€ port compris.

A ce prix, il est possible d’acquérir une tablette milieu de gamme de marque nouvelle génération ou mieux un modèle haut de gamme en fin de vie. Des produits qui auront un support technique et des perspective d’évolution vers Android 4 ICS.
Pourquoi prendre un risque ?

Si vous êtes prêt à écumer les forums et installer des images alternatives, l’achat d’une DVC N10 reste une option. Sinon, pssez votre che,min et attendez un nouveau modèle DVC.

Les plus
La finition
La prestation technique
Les moins
Android non finalisé
Peu de communauté
Le prix

DVC N10

3

3 etoiles!

En conclusion

Un produit technologique vaut autant par son logiciel que par sa conception matériel. De ce point de vue, la DVC N10 malgré des qualités techniques indéniables est un investissement risqué à cause de son logiciels non finalisé.