Google I/O 2011 jour 2, Chrome OS et Chrome à l'honneur

Google I/O 2011 jour 2, Chrome OS et Chrome à l’honneur

Qui a dit que tout avait déjà été présenté lors du premier jour de cette conférence développeurs Google ?
Nous voilà au terme du fameux événement qui a eu son lot de surprises et annonces.

 Bienvenue aux Chromebooks

La date de sortie des premiers PC tournant sous Google Chrome OS, les chromebooks, nous est enfin dévoilée comme nous vous en parlions dans une précédente news. Ce sera donc pour le 15 Juin.

Pour commencer, il n’y aura pas un, mais deux constructeurs, Samsung et Acer. Les deux configurations sont optimisées pour une utilisation du web et pour démarrer rapidement.

Rapidement, c’est peu dire il ne faut pas plus de 8 secondes pour un démarrage.

Voilà nos deux prétendants :

Le premier modèle, le Samsung sera au tarif de 429$ outre Atlantique et de 499$ pour la version avec clé 3G intégrée.

Quant au Acer il sera au tarif de 349$ et 399$ avec la 3G

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Un système d’abonnement est bien présent également mais il ne concernera que les entreprises pour 28$ par mois et les écoles pour 20$.


Pour ceux qui souhaitent un chrome fixe et pas book, un autre modèle sera également présent. Il ressemble à un Nettop (voir eeeBox ou Acer Revo)

 Comment ça marche ?

Voilà une petite présentation de l’utilisation des chromebooks :

En ce qui concerne l’utilisation, tout a été pensé autour d’Internet et tout est disponible uniquement sur Internet à partir du navigateur Google Chrome.

Les plus, c’est que le système démarre en 8 secondes chrono, que les applications sont toujours à jour, et que vos données sont toujours en sureté bien au chaud sur les serveurs de Google.
Si jamais un chromebook est abimé, on peut redémarrer avec un autre chromebook et retrouver ses applications, ses données et également sa session précédente, par exemple, le dernier message envoyé sur GTalk. C’est aussi simple que ça.

Pour ce qui est des applications disponibles, il y en a des milliers déjà ouvertes au public et disponibles d’ores et déjà à partir du navigateur Google Chrome.
D’ailleurs, une présentation du jeu très addictif « Angry Birds » sur Chrome, a été faite en live. Ce portage a été mis en perspective et prouve en fait que les applications chrome sont en language Java comme les applications Android, et passer de l’un à l’autres est un jeu de geek enfant.

Ces applications, après installation seront aussi disponibles hors ligne. Heureusement, car personne n’est à l’abris d’une panne de connexion.

 Chrome, c’est pas si simple que ça.

Pour ce qui est des logiciels spécifiques, là, ça se corse. En effet, il n’est pas possible d’installer quoi que ce soit provenant de l’extérieur et qui ne vient pas du Web sur un chromebook.
Pour les application très pointues, il faut trouver une alternative parmis les applications web, mais ça peut être long.

En revanche, Google met en avant une éventuelle possibilité de passer par des applications Web Citrix (Editeur de logiciel bien connu dans les entreprises pour ses serveurs d’applications distantes). Celles-ci feraient tourner vos applications spécifiques sur les serveurs Citrix, et le chromebook ferait en fait office de télécommande.

Du côté de l’impression également, la contrainte est forte, car il faudra que l’imprimante soit en fait déclarée sur le cloud (système de sauvegarde sur Internet).
Pour ce faire, il faut soit disposer d’une imprimante web comme certaines HP, soit avoir un poste sous XP ou MacOS (avec Chrome) sur lequel l’imprimante est connectée.
Pour la seconde solution, je trouve cela particulièrement contraignant d’allumer un PC (beaucoup plus de 8 secondes de boot) pour imprimer un document.

En ce qui concerne les supports de stockages, les périphériques comme des clefs USB ou des disques durs USB fonctionnent tout à fait.

 Un système complètement externe, c’est pas nouveau ?

Dans les entreprises, des systèmes équivalents existent déjà comme ceux des terminaux Wise ou bien des stations SUN qui démarrent à travers le réseau d’entreprise grâce à une machine serveur qui héberge la session, les applications suivant l’utilisateur et les données de celui-ci.

Par contre, la procédure de boot (démarrage) est moins rapide et les terminaux sont très légers (moins chers également), surtout en terme de performances graphiques.

Google a donc un très gros marché à conquérir du côté des professionnels qui souhaiteraient s’affranchir des contraintes liées aux serveurs, aux sauvegardes et à la maintenance.
Cela dit, je ne pense pas que les grosses entreprises seraient prêtes si facilement à confier leurs données critiques à Google.