Balladeur multimédia iriver PMP120 - Le test
N’est pas DIvX qui veut !

Balladeur multimédia iriver PMP120 - Le test

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Longtemps mis à l'écart car considéré comme un format douteux, le DivX est présent dans tous les types d'appareil vidéo grand public, et ce chez la quasi-totalité des constructeurs. C'est tout naturellement qu'il s'intègre à présent aux baladeurs multimédia à disque dur. Ils vont vous permettre de regarder vos vidéos favorites, n'importe où, n'importe quand, en toute liberté et ce de la façon la plus égoïste qui soit : seul !

Par PixiesII, modèrateur des forums Planète Numérique et membre du projet DivXTest.

L’aventure de la vidéo nomade sur disque dur a commencé avec la société Archos, précurseur dans ce domaine avec son AV-300, puis son successeur l’AV-400, qui fait selon nous office de référence dans ce segment de marché.

La société iriver, bien connue pour ses solutions MP3 s’engouffre dans la brèche avec l’iriver PMP120, de la série PMP100 : un baladeur multimédia doté d’un disque dur et compatible DivX. C’est la déclinaison 20 go (PMP120) que nous vous proposons de tester, une version 40 go (PMP140) étant par ailleurs disponible.

 Premier contact

Le PMP 120 nous est livré dans un emballage d’excellente facture, et il est bien doté en terme d’accessoires :

  • le baladeur et sa batterie lithium ion de 2400 ma

  • un adaptateur secteur
  • des écouteurs
  • un cd d’installation (uniquement nécessaire si vous êtes équipé d’un PC sous Windows 98, le baladeur étant « plug and play » sous XP ou sur MacOS)
  • un manuel et un guide de démarrage rapide
  • un câble A/V
  • un câble audio
  • deux câbles USB (dont un USB hôte dont nous évoquerons l’utilisation plus tard)
  • un étui de transport qui contient, détail amusant, un tissu de nettoyage de type peau de chamois

en option une télécommande filaire est disponible, pour ceux qui souhaitent piloter l’iriver depuis leur poche. Dommage car les concurrents intègrent pour la plupart cet accessoire en standard.

Les plus prévoyants investirons dans un adaptateur allume-cigare qui aurait été également bienvenu.

Sa forme de console de jeu portable lui confère un aspect ludique et sympathique qui se confirme dans ses dimensions et son poids : 286 gr exactement, plus léger que certains challengers.

Le design nous a séduit, il est équilibré et les dimensions sont adaptées à une utilisation nomade. Le manuel multilingue est abouti et les traductions en français ne souffrent d’aucune lacune.
En bref, on perçoit très nettement l’effort particulier fait sur la présentation et la finition du produit.

 L’écran

L’iriver reçoit un écran LCD de 3,5 pouces, soit une diagonale de 9 cm. Dans l’absolu cela paraît peu, mais sa taille est dans la moyenne de ce que présentent les produits similaires (à l’une ou l’autre exception près). Dans la pratique, cela s’avère suffisant.

Cet écran est de qualité plutôt bonne (en particulier au niveau du rendu des couleurs qui ne révèle aucune dominante verte ou jaune à l’instar d’autres baladeurs comme l’Archos AV-300).
Il souffre évidemment des défauts inhérents aux écrans à cristaux liquide : une rémanence plus ou moins gênante et un angle de vision limité. Nous minimiserons toutefois ce problème d’angle de vision : étant donnée la taille de l’écran, les films seront de toute évidence visionnés par une seule personne à la fois.
Les noirs ne sont pas franchement noirs, mais c’est là aussi le lot commun de la majorité des écrans de ce type.

Les spécifications correspondent à un affichage QVGA (320x240 pixels) en 260 000 couleurs.
Globalement cet écran est satisfaisant et dans la moyenne de ce qui se fait par ailleurs.

 La connectique

Le rôle joué par la connectique est plus important qu’il n’y paraît. L’iriver est un baladeur, mais avant d’en faire le compagnon inséparable de tous ses déplacements, il y a un préalable incontournable : le transfert de données. Et c’est là que la connectique joue un rôle primordial.

Celle-ci apporte par ailleurs des fonctionnalités complémentaires au PM120 puisqu’elle lui permet de se transformer en lecteur de salon d’appoint. On retrouve donc :

  • un port USB2 : connecté à votre ordinateur, l’iriver est reconnu comme un disque dur amovible et l’utilisateur bénéficie du confort des taux de transfert permis par cette norme. C’est rapide, confortable et efficace ! Accessoirement il est tout à fait possible de faire de la sauvegarde de données.
  • Une connexion USB1 hôte : grâce à un câble USB femelle, l’iriver devient une station d’accueil pour d’autres appareils USB. Il est tout à fait possible d’y connecter un appareil photo numérique ou une clé USB voire un disque dur externe et d’en exploiter le contenu. Il faut exclure d’emblée l’idée de lire directement de la vidéo depuis un disque externe (en streaming depuis votre PC par exemple), le taux de transfert en USB1 étant insuffisant pour ce type d’utilisation. L’AV612LCD d’H&B par exemple propose ce type de fonctionnalité (via un port Ethernet) mais avouons-le, ce n’est pas vital.

Si nous avons sans problème fait reconnaître notre clé USB, le PMP120 est resté insensible aux charmes de notre appareil photo numérique. Et c’est là que l’on découvre soudainement que le nombre de modèles d’APN compatibles est assez limité. Une liste de ces modèles est donnée sur le site d’iriver. Intéressante au départ, la fonction n’est à notre avis pas aboutie car trop peu compatible.

  • Un haut-parleur : il peut sembler étonnant d’évoquer la présence d’un haut-parleur (mono), mais cette présence n’en reste pas moins un avantage sur quelques concurrents qui n’en sont pas dotés et qui s’utilisent exclusivement avec un casque.
  • Une prise jack (sortie) : pour le casque ou éventuellement des enceintes portables.
  • Une prise jack (entrée) : qui s’utilise avec le câble audio fourni dans l’emballage, et servira à la capture audio. Un micro intégré assure la même fonction.

Bien qu’il ne s’agisse pas à proprement parler de connectique, nous mentionnerons cette spécificité ici : l’iriver est équipé d’un tuner FM qui transforme votre baladeur de dernière génération... en bon vieux transistor !

  • Une sortie vidéo composite : elle permet de relier le PMP120 à un téléviseur. L’image restituée est de qualité moyenne, impression confirmée par une résolution limitée à 640x480 en affichage (soit le double de la résolution native). Nous avons noté un léger bruit de fond quand celui-ci était branché sur les entrées audio de notre téléviseur.